International Société

Le sommet de Montpellier et les (27) dialogues intertogolais : Un curieux dénominateur commun

Maintenant projetez-vous en octobre 2048, c’est-à-dire dans 27 ans. Imaginez qu’en octobre 2048 se tient dans une ville de France (par exemple Chamalières) le rendez-vous annuel d’échanges entre un président français et des représentants de la société civile africaine, tous soucieux de tourner la page des scandales qui encombrent leurs relations, de bâtir des relations assainies et sincères, d’être dans une symbiose au nom d’un passé commun, bref d’être dans une relation gagnant-gagnant dans laquelle l’influence de la France ne souffre plus des aléas géopolitiques, et l’Afrique, cette Afrique-là, a enfin le respect qu’elle attend de la France.

Société Togo

Suppression des frais scolaires : Une arnaque de l’état, synonyme de calvaire pour les chefs d’établissements

Depuis 2008 les parents d´élèves, dans les écoles primaires, ne payent plus les frais scolaires, communément appelés écolage. Treize ans après, l´état, à travers la voix de Faure Gnassingbé, étend la mesure aux second et troisième degré de l´enseignement. Quoi de plus normal que de respecter l´esprit de la Constitution togolaise de la IVème République qui dispose en son article 35, alinéa 2: « l’école est obligatoire pour les enfants des deux sexes jusqu’à l’âge de 15 ans. » et alinéa 3: « L’État assure progressivement la gratuité de l’enseignement public.» Tout irait comme dans le meilleur des mondes si l´état togolais, qui sait si bien prendre des mesures comme celles-ci, en faveur des populations, dit-on, pouvait commencer à respecter ses engagements, pouvait cesser d´improviser. Décider tout à coup de soulager les parents d´élèves et de donner la chance à tout enfant d´être scolarisé quel que soit son milieu social est une chose, une bonne chose. Mais le devoir de prévoir, d´éviter l´improvisation, l´impréparation qui incombe à tout état en est une autre.